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Volume 21, Numéro 1

Prix de la conférence Hélène Hudson 2009: Soutenir la pratique des soinsinfirmiers en oncologie : survivre et croître

RCSIO, 21(1), 11-15.
par Laura Rashleigh, inf., M.Sc.inf., CSIO(C),Charissa Cordon, inf., M.Sc.inf., CSIO(C) et Jiahui Wong, Ph.D.

Abstract: Il existe un corpus de plus en plus considérable de données indiquant que la spécialisation infirmière se traduit par de meilleurs résultats pour les patients, notamment une meilleure qualité de vie, une meilleure gestion des symptômes et un moindre nombre d’admissions à l’hôpital. Les infirmières en oncologie doivent relever plusieurs défis lorsqu’elles souhaitent se spécialiser, du fait d’enjeux liés à leur personne et au système comme un manque de temps et de ressources.
Pour surmonter ces défis, le de Souza Institute a lancé un groupe d’étude d’envergure provinciale à l’intention des infirmières de l’Ontario qui projetaient de se présenter à l’examen de certification en oncologie de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC). Le groupe d’étude était dirigé par des éducatrices du de Souza Institute et de l’Hôpital Princess Margaret et faisait appel à l’expertise de chefs de file des soins infirmiers des quatre coins de
l’Ontario qui avaient tous une vision commune de l’excellence infirmière en oncologie. Le groupe d’étude a fait preuve d’innovation en dispensant la formation par le biais de la télémédecine et des technologies liées au Web, ce qui a grandement accru la flexibilité au vu des horaires des infirmières, de leurs styles d’apprentissage, de leurs lieux de résidence et de leur expérience pratique. Le groupe d’étude a utilisé plusieurs perspectives et cadres théoriques dans l’orientation du programme d’études : théories d’apprentissage des adultes, apprentissage coopératif, styles d’apprentissage intergénérationnel, normes de pratique de l’ACIO ainsi que les compétences visées par l’examen de l’AIIC. Cette approche a permis à 107 infirmières en oncologie d’un peu partout dans la province et réparties dans 17 sites différents de former un groupe, d’étudier de manière interactive et de s’impliquer à fond dans leur apprentissage. Une méthode d’évaluation détaillée a été employée afin de déterminer les connaissances de base, les besoins en matière d’apprentissage, le processus coopératif, les taux de réussite à l’examen et de documenter
les résultats inattendus. Quatre-vingt-quatorze pour cent des participants ont réussi l’examen de spécialisation en oncologie de l’AIIC. Les leçons tirées et les implications futures sont examinées.
Nous restons fidèles à notre engagement envers la réussite et le perfectionnement en créant de nouvelles opportunités, en bâtissant des communautés d’expertise, en faisant du mentorat auprès du personnel infirmier et en promouvant l’excellence dans la pratique infirmière en oncologie.

Au sujet des auteures: Laura Rashleigh, RN, MScN, CON(C), de Souza Institute, Toronto, ON. ; Charissa Cordon, RN, MN, CON(C), Princess Margaret Hospital, Toronto, ON; Jiahui Wong, PhD, de Souza Institute, Toronto, ON.

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Le programme Survivors Teaching Students : une sensibilisation accrue au cancer de l’ovaire

RCSIO, 21(1), 21-26.
par Margaret Fitch, inf., Ph.D., Alison McAndrew, B.A., RAP, Fran Turner, M.S., Elisabeth Ross, M.H.Sc., et Iris Pison, B.Sc., MBA

Abstract: De nouvelles données probantes révèlent la présence persistante d’une combinaison de symptômes pouvant indiquer l’existence d’un cancer de l’ovaire. Les professionnels de la santé doivent être au courant de ces données probantes et les incorporer dans leur pratique.
L’organisme Cancer de l’ovaire Canada (COC) a mis en oeuvre un programme novateur dans diverses universités canadiennes en tant que méthode visant à instruire les étudiants de premier cycle en médecine et en sciences infirmières sur le cancer de l’ovaire. Le programme Survivors Teaching Students a été dispensé à 3620 étudiants
de premier cycle. Le présent article présente l’évaluation du programme réalisée au moyen de sondages menés avant et après les séances. Dans l’ensemble, les étudiants ont fait état d’une amélioration de leurs connaissances sur l’évolution du cancer de l’ovaire, les symptômes de ce type de cancer, les facteurs de risques afférents et
aussi de leurs perspectives sur ce qu’une femme atteinte d’un cancer de l’ovaire pouvait bien ressentir à l’annonce du diagnostic. En demandant à des survivantes de présenter l’exposé en classe, les étudiants ont pu mettre « un visage et une voix » sur l’enjeu qu’est le cancer de l’ovaire.

Au sujet des auteures: Margaret Fitch, RN, PhD, Odette Cancer Centre; Alison McAndrew, BA, RAP, Odette Cancer Centre; Fran Turner, MS, Ovarian Cancer Canada; Elisabeth Ross, MHSc, CEO, Ovarian Cancer Canada; Iris Pison, BSc, MBA, Ovarian Cancer Canada.

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Mieux comprendre la fonction de soutien de l’infirmière pivot en oncologie (IPO) selon la perspective d’IPO et de personnes atteintes de cancer : première partie

RCSIO, 21(1), 27-32.
par Johanne Hébert,inf., M.Sc. et Lise Fillion inf., Ph.D. (psychologie)

Résumé: Les personnes atteintes de cancer ont un large éventail de besoins durant la trajectoire de la maladie. Pour mieux y répondre, l’implantation du Programme québécois de lutte contre le cancer a introduit le rôle de l’infirmière pivot en oncologie. Bien que cet intervenant soit déjà intégré à la majorité des équipes d’oncologie, le rôle demeure imprécis par rapport à ses fonctions au sein des équipes de soins. La fonction de soutien qui se rapporte de façon indifférenciée à « l’ensemble des soins et services » regroupés sous les construits plus large d’adaptation et de réadaptation offerts à la personne atteinte de cancer et ses proches exige notamment des compétences professionnelles et des ressources organisationnelles qui gagneraient à être précisées.
Le but de cette étude est de mieux comprendre la fonction de soutien de l’IPO selon la perspective de personnes atteintes de cancer dans un premier temps et selon la perspective des IPO elles-mêmes dans un deuxième temps. Le premier objectif, présenté dans cette première partie, est d’explorer, selon la perspective des personnes atteintes
de cancer, la nature de leurs besoins et du soutien apporté par l’IPO durant la trajectoire de soins. Au total, cinq personnes atteintes de cancer bénéficiant d’une IPO ont été recrutées. Les personnes ont exprimé des besoins de soutien face à l’IPO à tous les niveaux, notamment dans les domaines émotionnel (56 %) et informationnel. De plus,
les résultats suggèrent que la gestion des symptômes (domaine physique) et la coordination de toutes sortes (soins, rendez-vous, examens, intervenants) du domaine pratique sont primordiales tout au long de la trajectoire de soins.

Au sujet des auteures: Johanne Hébert, inf., M.Sc., étudiante au doctorat en sciences infirmières, Université Laval,
coordonnatrice, Unité de recherche en soins infirmiers (URSI), CHUQ.
Lise Fillion, inf., Ph.D. (psychologie), professeure, Faculté des sciences infirmières, Université Laval, Centre de recherche en cancérologie de l’Université, Hôtel-Dieu de Québec,

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Volume 21, Numéro 2

Perception, par les infirmières en oncologie, de leurs relations avec les proches des patients dans un milieu de soins ambulatoires en oncologie : une étude multi-méthodes

RCSIO, 21(2), 64-71.
par Michelle Lobchuk, inf., Ph.D., et Sonia Udod, inf., M.Sc.inf., Ph.D.(c)

Abrégé: L’examen des tendances révèle la hausse du nombre de personnes recevant un diagnostic de cancer et y survivant ainsi qu’un recours accru aux services de santé ambulatoires en oncologie et aux soins dispensés par les aidants naturels. Malgré cette tendance, peu de recherches ont porté sur les expériences des infirmières en matière de soutien à fournir aux proches qui prennent soin de patients dans la communauté. La satisfaction au travail des infirmières en oncologie a connu une baisse importante dans les milieux de soins ambulatoires puisqu’elles s’inquiètent de ne pas pouvoir fournir—de façon constante—des soins sécuritaires et optimaux aux patients et à leurs proches. Quoique d’autres études rapportaient que le manque de temps et de ressources sont des aspects malheureusement acceptés des environnements de travail des infirmières, notre étude multi-méthodes à petite échelle s’intéressait à la manière dont les environnements de travail peuvent encore répondre au besoin croissant de rehausser, dans les soins ambulatoires en oncologie, le soutien et les relations entre infirmières, patients et proches.

Au sujet des auteures: Michelle Lobchuk, inf., Ph.D., professeure agrégée, Université du Manitoba, Faculté des sciences infirmières, Room 315, 89 Curry Place, Winnipeg, MB R3T 2N2. Tél. : (204) 474-7135, Téléc. : (204) 474-7682; Courriel : Michelle_Lobchuk@umanitoba.ca

Sonia Udod, inf., M.Sc.inf., Ph.D.(c), Université de la Saskatchewan, Collège des sciences infirmières, Saskatoon, SK

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Courage, collaboration, complexité et innocuité de la chimiothérapie : une vue depuis la ligne de feu

RCSIO, 21(2), 86-90.

par Esther Green, B.Sc.inf., M.Sc.(T), Rachel White, MA, Karen Janes, B.Sc.inf., M.Sc.inf., Anthony Fields, MA, MD, L.M.C.C., R.C.P.S.C., et Anthony Easty, Ph.D., P.Eng., CCE

Abrégé

La communauté canadienne de l’oncologie a été dévastée en août 2006 par l’annonce du décès d’une patiente d’une surdose de fluorouracile. Alors que nous pensions que nos mécanismes de régulation garantissaient la sécurité des patients, nous savions dorénavant qu’ils ne suffisaient pas. La pratique a immédiatement commencé à changer dans l’ensemble du pays. Cependant, le compte rendu d’incident soulignait qu’il y avait encore bien des choses que nous ignorions encore à propos des enjeux de sécurité pour le patient relativement à l’administration de la chimiothérapie IV ambulatoire au Canada. Pour y répondre, une équipe interdisciplinaire pancanadienne a lancé une étude exploratoire de 18 mois laquelle a produit un rapport dégageant plusieurs enjeux de sécurité et les recommandations afférentes. Le présent article résume les aperçus clés que nous avons rassemblés pour les infirmières en oncologie du Canada dans le cadre de notre participation à cette étude : qu’il nous faut du courage pour nous exprimer et divulguer les préoccupations en matière d’innocuité; qu’il nous faut collaborer afin de trouver des améliorations qui fonctionnent pour tout le monde; et que nous devons nous efforcer de simplifier notre travail à la ligne de feu en réduisant la complexité en amont et dans l’ensemble du système.

Aux sujet des auteures

Esther Green, B.Sc.inf., M.Sc.(T), Provincial Head Nursing and Psychosocial Oncology, Action cancer Ontario, Rachel White, MA, Health Technology Safety Research Team, Réseau universitaire de santé, Karen Janes, B.Sc.inf., M.Sc.inf., Nursing Practice Leader at the BC Cancer Agency, Anthony Fields, MA, MD, L.M.C.C., R.C.P.S.C., Vice President, Cancer Corridor, Alberta Health Services and Professor of Oncology at the University of Alberta, Anthony Easty, Ph.D., P.Eng., CCE, Health Technology Safety Research Team, Réseau universitaire de santé, Institute of Biomaterials and Biomedical Engineering, Université de Toronto

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Exploration du vécu de l’usure de compassion chez les infirmières oeuvrant en oncologie clinique

RCSIO, 21(2), 98-105.

Par Beth Perry, inf., Ph.D., Greg Toffner, B.Sc., MRT(R), RTR, M.Sc.S. (candidat), Trish Merrick, inf., B.Sc.inf., et Janice Dalton, RD, M.Sc.S.

Abrégé: L’usure de compassion (UC) est « une fatigue débilitante provoquée par des réactions empathiques répétées à la douleur et à la souffrance d’autrui » (LaRowe, 2005, p. 21, traduction libre). Les tâches accomplies par les infirmières en oncologie et le vécu des personnes qu’elles soignent les exposent à un risque élevé d’UC (Pierce et al., 2007; Ferrell & Coyle, 2008). C’est la raison pour laquelle l’étude porte particulièrement sur leur cas. Cet article réalise un survol détaillé d’une étude de recherche qualitative d’ordre descriptif et exploratoire qui s’intéressait au vécu de l’UC chez les infirmières canadiennes oeuvrant en oncologie clinique. Le cadre de l’étude s’inspire d’un modèle conceptuel du processus de stress d’Aneshensel, Perlin, Mullan, Zarit et Whitlatch (1995) lequel examine le stress des soignants dans quatre domaines (voir la figure 1). Dix-neuf participantes ont été recrutées pour l’étude par le biais d’une publicité publiée dans la Revue canadienne de soins infirmiers en oncologie (RCSIO). Celle-ci dirigeait les participants éventuels vers un site Web universitaire conçu spécialement pour l’étude. Les participants remplissaient un questionnaire, rédigeaient un récit décrivant une de leurs expériences de l’UC et envoyaient le tout au site Web de recherche sécurisé. Les données ont fait l’objet d’une analyse thématique. Cinq thèmes ont été cernés : définition de l’UC, causes de l’UC, facteurs aggravant l’UC, facteurs atténuant l’UC et enfin, conséquences de l’UC. L’UC pouvait être déclenchée par les connaissances limitées des participants à son sujet, le manque de soutien externe et le manque de temps pour dispenser des soins de qualité. L’écart entre les soins de qualité que les infirmières souhaitaient prodiguer et les soins qu’elles dispensaient aggravait l’UC, lorsque s’y ajoutaient du stress physique et/ou émotionnel coexistant. Par contre, l’UC était atténuée par le soutien des collègues, un juste équilibre travail-vie personnelle, des liens avec autrui, la reconnaissance d’autrui, la maturité et l’expérience. Les conséquences de l’UC comprenaient une profonde fatigue psychique et physique, des effets négatifs sur les relations personnelles et l’envie de quitter la spécialité. L’article présente des recommandations visant à améliorer le bien-être des infirmières en oncologie.

Au sujet des auteurs: Beth Perry, inf., Ph.D., Professeure agrégée, Center for Nursing and Health Studies, Université Athabasca, 8708-116 Ave., Edmonton, AB T5B 0M6. Téléphone (bureau) : 1-866-804-7721; Télécopieur : 780-675-6468; Courriel : bethp@athabascau.ca, Greg Toffner, B.Sc., MRT(R), RTR, M.Sc.S. (candidat), Trish Merrick, inf., B.Sc.inf., Janice Dalton, RD, M.Sc.S.

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